
Quelques informations sur Tel Aviv, la ville sans interruption
La ville a été construite en 1909 par l'association Ahouzat Baït. Dans les premiers jours de l'association, ses dirigeants hésitaient sur le nom qu'ils lui donneraient. Une commission choisie a présenté à l'assemblée générale des habitants du quartier ses différentes propositions de noms pour la ville. Parmi les noms proposés lors de l'assemblée: La nouvelle Jaffa, Névé Yaffo, Aviva, Yéféfia, Ivriya, etc,... Un des noms proposés a été "Herzliya" afin de commémorer le nom de Binyamin Zeev Herzl. Finalement, le 21 Mai 1910, la proposition de Menahem Shinkin a été élue par la majorité: "Tel Aviv" comme le nom de la traduction hébraïque du livre de Herzl par NAhum Sokolov, "Alt neue land", publié sept ans plus tôt, et dans lequel Herzl décrit à quoi ressemblera, selon lui, l'Etat juif lors de sa déclaration (selon lui en 1923). Lors de l'élection 20 personnes ont voté pour le nom "Tel Aviv" et 15 pour le nom "Névé Yaffo". L'assemblée ne savait pas à ce moment là qu'un quartier du même nom avait déjà été construit à Nes Ziona (où il existe jusqu'aujourd'hui une rue Tel Aviv, qui avait précédé à Ahouzat Baït).
Ethymologiquement, le nom du livre de Herzl est "Une terre antique nouvelle" en allemand. Nahoum Sokolov, qui a traduit le livre en hébreu, lui a donné un nom imagé "Tel Aviv": Le mont - l'antique trésor, des antiquités du passé, et Printemps - symbole du futur, de la floraison, du renouveau et de l'espoir. Peu aprés, ils ont découvert que Tel Aviv est aussi citée dans le livre d'Ezéchiel, en tant qu'endroit où les exilés de Babylone se sont installés à côté du Fleuve Kevar, apparemment dans la région du Nipur:{{"Tel Aviv", Encyclopédie biblique}} "Et je vins à l'exil de Tel Aviv installé sur le fleuve Kevar et je m'installai et eux, y étaient installés".
Le 4 Octobre 1949, l'Etat d'Israël décida d'unifier la ville de Jaffa avec celle de Tel Aviv. Suite à cette décision, aprés deux jours, le conseil municipal se réunit afin de décider du nouveau nom donné à la ville unifiée. Le maire d'alors Israël Rokeah s'est opposé au changement du nom de la ville qui exprimait la réalisation du rêve sioniste et voulut que le nom de la ville reste tel quel et le partage de la ville unifiée en quartiers ou arrondissements dont l'un d'eux serait appelé "Jaffa".Les membres du conseil municipal étaient divisés à propos du nom. Sous l'influence du Premier Ministre de l'époque, David Ben-Gourion, qui tenait beaucoup au nom de "Jaffa" afin de renforcer le lien de la ville avec les sources bibliques, un compromis a été finalement décidé de nommer la ville unifiée "Tel Aviv - Yaffo". A part dans les publications et les documents officiels ou dans les déclarations des politiciens locaux, les noms de "Tel Aviv" et de "Jaffa" sont séparés dans le débat populaire et public.

Worker carrying bricks in Tel Aviv, 1920-1930
Aprés la déclaration de l'Etat, la ville a connu un grand nombre de changements dans son développement. D'une croissance et d'un développement accélérés dans les années 50 jusqu'à une croissance renouvelée dans les années 90, en passant par l'abandon des entreprises et le déplacement du centre résidentiel dans les banlieues des années 60 aux années 80.
En 1963, la population de Tel Aviv est arrivée à son maximum ( 394,400 habitants). Depuis, un phénoméne de réduction du nombre d'habitants a commencé, qui est arivé à son paroxysme en 1988, où la ville ne comptait que 317,800 habitants. En 1975, la ville de Tel Aviv a perdu sa place de ville la plus habitée d'Israël au profit de Jérusalem. Depuis 1989, on reconnait une croissance du nombre d'habitants qui découle de l'intégration de la vague d'immigration de l'ex-Union Soviétique au début des années 90 ainsi que d'un phénoméne de retour dans la ville.
Le développement urbain de la ville a connu nombre de tendances à cette époque: un élargissement au Nord des années 50 aux années 70, un début de renouveau dans les années 80, le développement du centre des affaires autour de la route Ayalon des années 90 en parralèle au renouveau et à la croissance du centre urbain dans les années 2000. Dans les années 60, des quartiers pauvres de la ville ont été détruits et ont fait place à des nouveaux quartiers. Le quartier Minashiya de Yaffo a été détruit à cette époque et il était prévu de détruire des parties de Névé Tzedek et même le vieux Yaffo. Ces plans sont devenues des projets de conservation et la vieille Yaffo a été rénovée et conservée suite à de grands efforts de la part de la mairie. Cependant, le lien urbain entre Tel Aviv et Yaffo est resté sujet à discussion.

Historic Tel Aviv town hall and Nahum Gutman fountain on Bialik Street

Dans les années 90 et la premiére décennie du 21éme siécle, les tendances de croissance ont continué dans le nombre d'habitants et le renouveau du centre-ville aux côtés du développement accéléré de la bande qui longe la route Ayalon. Le paysage physique de la ville a commencé à changer, quand des tours résidentielles et de bureaux ont été construites dans différents endroits de la ville. Les tendances de conservation des anciens bâtiments ont été accélérées et les habitants de la ville ont de nouveau pu connaître le concept de Ville Blanche, qui a reçu un statut de site de patrimoine mondial en 2003. A cette époque, l'image de Tel Aviv en tant que centre de la vie culturelle d'Israël a été amplifiée, surtout dans le domaine de la vie nocturne. Depuis la fin des années 90, l'accent a été mis sur la rénovation des infrastructures de la ville, surtout dans son centre, qui se sont usées et ont été délaissées pendant des années.
Tel Aviv continue d'être le centre économique et culturel d'Israël et en 2009, la ville a fêté le centenaire de sa création avec des événements et des projets spéciaux.